Les nouveaux rapports amoureux

no 55

La grande fable de notre époque, c’est celle de l’amour à la portée d’un simple clic; publicité virale et réseaux sociaux l’exposent dans une vitrine constamment renouvelée dont nous soupesons les offres en consommateurs avertis, à la recherche du meilleur « produit » disponible. Mais cette grande fable n’existerait pas sans le rêve secret qui la nourrit : celui d’un amour parfait, librement consenti, authentique et plein, seul lieu encore investi d’idéal à l’ère du désenchantement et du cynisme. Or, en l’absence de toutes contraintes institutionnelles et morales, cet idéal se heurte aujourd’hui à la facilité même avec laquelle s’assouvit le désir amoureux ; et cette facilité favorise en retour l’insatiabilité de ce désir, au point où il en vient à se cannibaliser, à se faire la proie de sa propre voracité.

SUR LE THÈME
Marc-Hubert D’Avignon : Se séparer ou pas ? Le dilemme moderne
Carl Bergeron : Y a-t-il une souffrance amoureuse moderne ?
Ugo Gilbert Tremblay :Le mauvais infini

FICTION
Nicolas Bourdon : Le goût du jeu
ESSAI
Olivier Maillart :Brève conversation sur le roman et l’imaginaire
LECTURES
Carl Bergeron : Le roman brutal de Karine Tuil
David Dorais : Arcane 18

CHRONIQUES
Serge Bouchard : Conversation sur le Jos-Deschênes
Geneviève Letarte : Des mathématiques et autres formes de désir

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