La souveraineté dans l’impasse : Entretien avec Serge Cantin

La souveraineté dans l’impasse
Entretien avec Serge Cantin

Mathieu Bélisle : J’aimerais commencer par une question qu’on peut juger brutale, une question qui effraie bien des gens (et, peut-être, en réjouit d’autres) mais qui résume pourtant assez bien l’état de la réflexion dans le camp des souverainistes, en proie à un grand désarroi depuis les cuisants revers du Bloc québécois et du Parti québécois aux plus récentes élections fédérales et provinciales : faut-il en finir avec la souveraineté?

Serge Cantin : Mais beaucoup de Québécois, de plus en plus de Québécois en ont déjà fini avec la souveraineté! N’est-ce pas d’ailleurs ce que la dernière élection a mis brutalement en lumière, provoquant du même coup l’électrochoc que l’on sait dans les rangs souverainistes? Tant et si bien que certains leaders du PQ invoquent désormais la nécessité d’une redéfinition en profondeur du projet à l’origine de la fondation de leur parti, une redéfinition qui pourrait même aller jusqu’à l’abandon du projet de souveraineté au profit d’un programme de survivance nationale, au fond assez semblable, mutatis mutandis, à celui qui avait valu la victoire électorale de l’Union nationale de Maurice Duplessis dans les années trente. Face à ce qu’il faut bien appeler l’échec du projet de la souveraineté-association, doit-on revenir carrément en arrière, à un discours de la survivance culturelle, lequel tend du reste à s’imposer depuis une quinzaine d’années ? Personnellement, je pense que ce pis-aller, pour rassurant qu’il puisse paraître à court terme, n’a pas vraiment d’avenir, car les conditions ont beaucoup changé depuis l’époque de l’Union nationale, en particulier le fait que la religion catholique ne joue plus le rôle identitaire qu’elle remplissait autrefois. Dans mon livre, je cite un passage de Raisons communes où Fernand Dumont écrit que « nous avons à répondre de la légitimité de notre culture, et plus ouvertement que nos devanciers ». Le projet de souveraineté affirmait la légitimité de notre culture et la nécessité de lui donner une assise politique – un État – pour en assurer non seulement la survie mais le développement. Que faire maintenant que ce projet politique paraît s’éloigner inexorablement? Je dois vous avouer que je n’ai pas vraiment de réponse à vous offrir, ce qui trahit assez la profondeur de l’impasse où nous nous trouvons collectivement. La souveraineté fut le principal moteur de la Révolution tranquille, le projet qui, pendant trente ans, a donné un sens politique, un sens collectif, à la vie d’une multitude d’individus. Quel grand projet politique pourra désormais mobiliser les Québécois? Quel grand projet politique est susceptible de nous faire sortir de ce que Hannah Arendt, paraphrasant le poète René Char, appelait « “l’épaisseur” d’une vie privée axée sur rien sinon sur elle-même »? Je ne vois pas d’autre grand projet rassembleur à l’horizon. À bien y penser, c’est peut-être ce qu’il y a de plus grave dans la situation actuelle : l’absence de projet collectif. Et c’est peut-être aussi pourquoi certains, dont je suis, ont tant de mal à en finir avec un projet de souveraineté qu’ils savent pourtant de plus en plus irréalisable. Sans toujours se l’avouer, ils craignent d’être rejetés dans « l’idiotie sans poids de leurs affaires personnelles » (Arendt), ces affaires personnelles dont la sommation forme la sphère de l’économie, si chère au gouvernement Couillard…

M. B. : Dans La souveraineté dans l’impasse, votre plus récent livre paru aux Presses de l’Université Laval, vous jugez qu’il est urgent d’en finir avec l’idée d’une souveraineté-association, qui correspond à votre avis au véritable projet qui a été défendu par les souverainistes au cours des quarante dernières années. En quoi l’abandon de la possibilité d’un partenariat avec le reste du Canada et le retour au projet de l’indépendance sont-ils garants de l’avenir du mouvement?

S. C. : D’abord, l’idée de la souveraineté-association n’est pas mon avis, ma manière à moi d’interpréter le projet qui a été défendu depuis plus de quarante ans. La souveraineté-association correspond plutôt à la position officielle du Parti québécois, celle qu’il a tenté de faire triompher lors des deux référendums. Cela dit, cette position officielle, prônée dès le départ par René Lévesque lui-même, n’a jamais fait l’unanimité au sein même du PQ. Les dissidents, les « purs et durs », ne rejetaient pas l’idée d’une association ou d’un partenariat économique avec le Canada advenant l’indépendance du Québec; mais ils étaient convaincus (à bon droit, selon moi) que les Québécois devaient d’abord affirmer clairement leur souveraineté politique avant de choisir de s’associer avec le Canada ou avec quelque pays que ce soit. En prônant la souveraineté-association, au lieu de l’indépendance, en faisant de l’association avec le Canada la condition ou l’accompagnement nécessaire de la souveraineté, non seulement on fournissait un argument aux fédéralistes, qui avaient beau jeu de répéter que le Canada refuserait toute association avec un Québec souverain, mais surtout on semait dans l’esprit des Québécois une confusion qui ne faisait au fond que perpétuer leur ambivalence identitaire, dont on prétendait pourtant vouloir sortir. À première vue, la souveraineté-association était une bonne stratégie électoraliste, à laquelle le RIN de Pierre Bourgault s’est d’ailleurs rallié, non sans déchirements. Elle visait à rassurer les Québécois « frileux », à les convaincre d’adhérer au projet de la souveraineté-association. La stratégie a presque réussi, puisque le oui est venu à un cheveu de l’emporter lors du référendum de 1995. Toutefois, pour que le oui obtienne cette quasi-victoire, il aura fallu que Jacques Parizeau, qui est un vrai indépendantiste, s’efface devant Lucien Bouchard, qui incarne notre ambivalence identitaire, celle que célèbre un Jocelyn Létourneau. C’est à Lucien Bouchard, et non à Jacques Parizeau, que se sont identifiés les Québécois indécis, les Québécois encore « frileux », en 1995. Et c’est le même Lucien Bouchard qui, une fois devenu premier ministre du Québec, relèguera le projet de souveraineté dans les limbes des « conditions gagnantes », où il continue quinze ans plus tard de s’étioler. Le projet de souveraineté peut-il encore renaître de ses cendres, débarrassé des oripeaux de la souveraineté-association ? On ne sait jamais ce que l’histoire nous réserve; mais il n’y a certainement pas lieu d’être optimiste. Peut-être avons-nous sous-estimé la force de l’adversaire ainsi que la profondeur de notre ambivalence identitaire.

M. B. : Pour quelle raison devrions-nous aujourd’hui faire la souveraineté?, se demandent bien des gens. Le Québec a désormais un État qui exerce ses compétences et mène ses politiques, les Québécois ont pris – autant qu’il se peut – le contrôle de leur économie, le français – même si son état et son statut inquiètent toujours – jouit d’une protection en vertu entre autres de la loi 101. Pourquoi diable vouloir un pays? On peut évidemment tenter une démonstration « raisonnée », chiffres à l’appui, destinée à convaincre les plus sceptiques. Vous donnez à cette question une réponse beaucoup plus philosophique – et peut-être même « spirituelle » : s’il faut faire le pays, c’est avant tout pour « donner un avenir à notre mémoire ». Qu’entendez-vous par là?

S. C. : Vous l’avez dit : l’état et le statut du français au Québec demeurent inquiétants. Mais j’irais encore plus loin : le français se trouve aujourd’hui, quoi qu’on en dise, dans une situation précaire au Québec, notamment là où se joue son avenir, c’est-à-dire à Montréal. Certes, on peut penser que, dans un siècle, l’on continuera de parler français au Lac-Saint-Jean ou dans Charlevoix; mais le français parlé dans les régions québécoises risque alors de ne plus être qu’une survivance folklorique, comme c’est depuis longtemps le cas en Louisiane. Fernand Dumont disait que notre présence française en Amérique a toujours été et sera toujours un paradoxe. Or supporter un tel paradoxe ne va pas sans entraîner à la longue de la « fatigue culturelle »… Le seul véritable remède à cette fatigue, c’est – selon la fameuse définition qu’Ernest Renan a donnée de la nation –  la volonté de « faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis »; autrement dit, c’est la mémoire, qui témoigne d’une dette envers ceux et celles qui sont venus avant nous, d’une fidélité à la sourde résistance qu’ils ont opposée face aux tentatives d’assimilation dont ils furent l’objet. Bref, il s’agit pour nous aujourd’hui d’assumer, sans le répéter, notre passé, et ce afin de sauvegarder l’identité qui nous distingue en terre d’Amérique, afin de demeurer ce « témoignage » qu’évoquait Louis Hémon il y a plus d’un siècle. 

M. B. : Un passage de votre livre m’a surpris. Reprochant au Parti québécois d’avoir fait perdre de vue aux Québécois les raisons profondes pour lesquelles ils avaient voté pour lui en 1976, vous dites : « un peuple seul, laissé à lui-même, ne voit rien et ne va nulle part, sinon là où l’attendent ses ennemis. Où serait allée la France sans Charles de Gaulle, sans son appel du 18 juin 1940 à la résistance au nom d’une certaine idée de la France et de la liberté? »
La situation du peuple québécois est-elle comparable, toutes proportions gardées, à ce que vivait la France en 1940? Le peuple québécois est-il aujourd’hui si désorienté (et dans un tel état de vulnérabilité) qu’il lui faille quelque chose comme un grand leader, un homme ou une femme de vision, capable de le rallier à une cause?

S. C. : Bien que j’aie grandi intellectuellement à une époque où le marxisme avait « le vent dans les voiles », je n’ai jamais été marxiste. Pourquoi? Peut-être au fond parce que je n’ai jamais cru que l’histoire se faisait « en l’absence de l’homme », selon des lois nécessaires inscrites à l’avance dans son substrat. Aujourd’hui que le marxisme est largement disqualifié comme idéologie politique et que plus personne ou presque ne croit en un progrès menant à une fin heureuse de l’histoire, l’idée d’une nécessité historique continue pourtant, elle, d’opérer subrepticement au fond de la conscience contemporaine. Or, c’est précisément contre cette idée, que l’Allemagne triomphante incarnait en 1940, que s’est insurgé le général de Gaulle au nom d’une autre idée, d’une « certaine idée de la France », celle qu’il a mise en œuvre dans et après la Résistance. Et l’on pourrait trouver d’autres exemples d’individus qui ont forcé le destin, dont la vision et le courage politiques ont contribué à changer le cours de l’histoire. C’est peut-être ce genre d’individus qui nous a manqué au Québec. À mon avis, Jacques Parizeau est l’homme politique qui fut le plus proche de ce modèle. Mais il est sans doute révélateur de ce que nous sommes, de la prégnance de nos complexes, que Parizeau ait toujours suscité une certaine méfiance dans la population québécoise, et qu’on lui ait préféré des hommes moins résolus, plus ambivalents et plus accommodants, tels que René Lévesque ou Lucien Bouchard.

M. B : Dans la première partie de votre livre, intitulée « Un pays toujours incertain », (où je vois un clin d’oeil à Jacques Ferron), vous déplorez l’impasse politique actuelle. Si à l’époque de la Révolution tranquille, la souveraineté apparaissait comme le lieu vers lequel le peuple québécois se dirigeait de manière irréversible, en obéissant à ce que l’on appelait alors « le sens de l’histoire », elle apparaît aujourd’hui comme une possibilité de plus en plus « théorique » et improbable.
À y regarder de plus près, ce n’est pas seulement le projet d’émancipation politique qui semble avoir échoué. Le projet d’intégration du Québec dans le Canada, qui a été porté par les adversaires des souverainistes, a lui aussi échoué quand l’accord du lac Meech a déraillé. Seriez-vous d’accord pour dire qu’au Québec, c’est une génération entière, tous partis confondus, c’est-à-dire aussi bien ceux qui ont gagné que ceux qui ont perdu les deux référendums, qui a été marquée par l’échec ?

S. C. : C’est vrai que l’échec de Meech fut celui de tous les Québécois, fédéralistes aussi bien que souverainistes. Mais l’échec de Meech témoigne aussi de l’incapacité chronique du Canada à créer un consensus de base entre francophones et anglophones, c’est-à-dire, sinon une communauté politique susceptible de combler le fossé entre « les deux solitudes », du moins une véritable association entre deux communautés politiques. En ce sens, l’échec de Meech afflige non seulement les Québécois mais les Canadiens anglais eux-mêmes, qui, depuis la refondation trudeauiste du Canada sur la base des droits et libertés individuels, forment de moins en moins une communauté politique digne de ce nom. Et Dieu sait à quel point, avec quelle habilité, Stephen Harper a su tirer profit de ce déficit communautaire et démocratique.

M. B. : L’une des grandes hypothèses de votre livre, l’une de celles qui donnent le plus à penser, concerne la persistance, au sein même de la modernité québécoise, sinon de l’idéologie, du moins des « réflexes » et des discours que Fernand Dumont associait à la survivance. Autrement dit, et pour simplifier un peu votre pensée, le Québec n’aurait pas, avec la Révolution tranquille et l’élan d’affirmation collective, changé autant qu’il le pense, ou alors le « néo-nationalisme » n’aurait duré qu’un temps très court après quoi le nationalisme traditionnel conservateur plus ou moins « atavique » aurait repris ses droits. Pouvez-vous nous donner des exemples de cette persistance dans le Québec actuel et nous dire par quels relais il peut se déployer, dans la mesure où il n’y a plus d’institution qui peut comme jadis le clergé en assurer la diffusion et la transmission?

S. C. : Dans la conclusion de Genèse de la société québécoise, Fernand Dumont cite Alexis de Tocqueville à propos du rapport que les peuples entretiennent avec leur origine. Il vaut la peine d’entendre le passage en question: « Les peuples, disait Tocqueville, se ressentent toujours de leur origine. Les circonstances qui ont accompagné leur naissance et servi à leur développement influent sur tout le reste de leur carrière ». Or, ce que montre Dumont dans son livre (qui a paru deux ans avant le dernier référendum), c’est que le poids de l’héritage canadien-français est très lourd, beaucoup plus lourd que les néonationalistes ne l’avaient cru dans l’enthousiasme de la Révolution tranquille. Si bien que la question dumontienne est celle-ci : comment, sans rejeter cet héritage, en tâchant au contraire de lui demeurer fidèle, faire en sorte qu’en soient libérées les « promesses non tenues », pour parler comme Paul Ricoeur ? Comment – pour évoquer cette fois le titre d’un article que Fernand Dumont a publié en 1958 – surmonter « les obstacles à la prise de conscience chez les Canadiens français »? Cette question se pose toujours, car, même si les conditions notamment économiques des Canadiens français ont beaucoup changé depuis les années 1950, les obstacles, eux, demeurent. Quel est au fond le principal obstacle à notre prise de conscience politique? Eh bien, c’est l’idéologie de la survivance elle-même, qui nous a pourtant permis de conserver notre langue et notre culture distincte en Amérique. Car, comme l’écrit Dumont, l’idéologie de la survivance nous a forgé « une conscience de soi pour ainsi dire négative », centrée sur la craintive conservation de notre culture, avec pour corollaire l’idée selon laquelle la nation peut se perpétuer sans projet politique, à l’intérieur d’un État fédéral qu’elle ne contrôle pas et qui n’en reconnaît même pas la légitimité. C’est encore et toujours sur cette même vieille idée que tablait Robert Bourassa lorsque, pour faire obstacle au projet de souveraineté politique du Québec, il proposait, en 1973, l’objectif de la « souveraineté culturelle », un objectif on ne peut plus rassurant pour un peuple habitué à vivre dans sa « réserve » culturelle.

M. B. : Il n’est pas rare d’entendre des gens déplorer le manque de « ferveur » des Québécois en matière de politique – et plus encore par rapport à un éventuel projet de pays. Plusieurs disent  « ne plus avoir la flamme », « ne plus croire ». Les commentateurs et critiques jugent régulièrement de l’authenticité de la « foi souverainiste » de tel candidat. Je suis frappé par le vocabulaire employé, qui est presque toujours de nature religieuse. Vous citez Jean-Herman Guay qui, devant les instances du PQ, affirmait en 2003, à la suite de la défaite de Bernard Landry et de l’arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Charest :
« Force serait de reconnaître que, à l’image du catholicisme, la souveraineté « n’a plus la ferveur d’autrefois », et que ceux qui se disent encore souverainistes le sont le plus souvent « par défaut, par habitude, parce qu’on ne peut pas renier officiellement ses convictions », lesquelles « subsistent dans une mémoire latente, en sourdine, comme une nostalgie, un désir qu’on est sur le point de ranger dans la boîte aux souvenirs ». (p. 77)
Comment expliquez-vous cette relation plus ou moins « religieuse » avec le projet souverainiste? Ne témoigne-t-elle pas de l’échec d’un argumentaire rationnel, ou de l’incapacité des Québécois à entendre et à recevoir un tel argumentaire, qui fait d’ailleurs qu’on n’entend pour ainsi dire jamais parler des « raisons » (et il doit certainement y en avoir) qui militeraient en faveur de la souveraineté?

S. C. : Je dois vous avouer, au risque de vous scandaliser, que j’ai moi-même une « relation plus ou moins religieuse avec le projet de souveraineté ». Et c’est d’ailleurs pourquoi je n’ai jamais pu me satisfaire de « l’argumentaire rationnel », des « raisons » qui militent en faveur de la souveraineté; et pourquoi je reste toujours souverainiste et le demeurerai jusqu’à ma mort, même si « les raisons de la colère » en viennent toutes à s’effacer. Dans mon livre, dans un chapitre qui s’intitule « L’esprit de la nation », je cite un passage d’un article d’André Laurendeau. Laurendeau était, comme vous le savez, un fervent nationaliste, qui a sacrifié les dernières années de sa vie à tenter de rapprocher les « deux solitudes ». Quoi qu’il en soit, voici ce qu’il écrivait dans cet article paru en 1952 dans L’Action nationale :
« Nous savons toute la distance qui sépare le national du religieux, nous savons qu’en allant de l’un à l’autre nous changeons d’ordre, il ne s’agit pas de rééditer des confusions dangeureuses. Mais nous savons également que reconnaître des valeurs communes de culture exige un dépassement de soi et des choses purement matérielles : c’est, d’une certaine façon, accéder à l’esprit. »
Lorsqu’il écrit ces lignes en 1952, Laurendeau a perdu la foi depuis quelques années déjà.  Ce qui ne l’empêche pas de demeurer fidèle à des « valeurs communes de culture ». Comme l’écrit André Comte-Sponville dans son Dictionnaire philosophique : « La fidélité, c’est ce qui reste de la foi quand on l’a perdue : un attachement partagé à ces valeurs que nous avons reçues et que nous avons donc à charge de transmettre. Du passé, ne faisons pas table rase : ce serait vouer l’avenir à la barbarie.»
Voilà un bon conseil, que les Québécois d’aujourd’hui, qui ont pour la plupart perdu la foi (s’ils l’ont jamais eue), auraient intérêt à méditer.

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